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mardi 16 janvier 2018

Le changement dans la continuité

Rassurez-vous, je ne vais pas vous parler politique, mais juste ... chaussettes. Oui, je sais, ça commence à bien faire, des chaussettes, des chaussettes, toujours des chaussettes !

Oui, mais ...



Il y a tellement de façons de faire des chaussettes ! Tellement de modèles différents, de techniques à apprendre, de nouveaux outils à essayer ! Je n'ai définitivement pas fini d'explorer ce monde si vaste et si riche.

Quand j'ai commandé des yeux pour Shaun le Mouton, j'ai rentabilisé les frais de port en commandant de nouvelles aiguilles à chaussettes :


Les mini aiguilles circulaires sont apparues assez récemment, différent fabricants en proposent, cet article donne plein d'infos sur le sujet, je vais juste vous parler de mon expérience.


Là où la plupart des mini circulaires mesurent 23cm, celles-ci font 25cm. La différence : une aiguille est un peu plus longue que l'autre (sur la photo je tiens la plus courte).


En quoi ça fait toute la différence pour moi ? Sur la photo on voit la mini aiguille à coté d'une aiguille classique (80cm), ce que j'utilise habituellement pour tricoter des chaussettes en magic-loop. Une toute mini aiguille, on ne peut donc pas la tenir à pleine main, sur la grande, la partie aiguille mesure 13cm, sur la mini les aiguilles font respectivement 4,5cm et 7cm. Il faut donc tenir ces mini aiguilles avec les doigts et non les caler contre la paume de la main comme j'ai l'habitude de le faire.



Mais comme l'aiguille de droite est un peu plus longue, je peux la tenir d'une façon qui est plus proche de ma manière habituelle, par rapport à des minis plus riquiquitte que j'ai pu tester, j'ai trouvé ça plus fluide.



Bon, c'est pas encore ça, je trouve que je suis quand même bien crispée, et j'ai assez rapidement mal aux mains, il faut bien penser à lâcher le tricot et étirer les doigts de temps en temps.


 Par contre, pour celles et ceux qui ont peur que le magic-loop fasse des échelles à l'endroit où on change d'aiguille, la question ne se pose pas avec ces mini aiguilles, puisqu'on tricote en continu, en rond. Sur les photos on peut voir (à gauche au repos, à droite porté) qu'il n'y a pas de démarcation, à part celle due au fait qu'on tricote en spirale et non pas en rond (le zigouigoui orange c'est le début/fin d'un rang).


Après, les échelles au magic-loop, avec un peu d'expérience, ça passe. Ici, à gauche, le pied a été tricoté avec la mini aiguille jusqu'aux diminutions des orteils, à droite il a été tricoté en magic-loop. A part des différences de tension (je tricote un chouilla moins serré en magic-loop apparemment), on ne voit pas de démarcation ni sur l'un ni sur l'autre.



Conclusion : ces mini aiguilles sont rigolotes, je suis contente d'avoir testé, je vais probablement les réutiliser, elles ont des avantages et des inconvénient.

Avantages :
  • on avance vite parce que le mouvement n'est pas interrompu, un rang de plus, encore un, oh, allez, un dernier, ...
  • pas besoin de réarranger les mailles, par exemple pour ce modèle, j'ai trouvé cela bien pratique pour le talon.
Inconvénients :
  •  la position ne m'est pas encore naturelle, je suis crispée, au bout d'un moment j'ai mal.
  • le talon : quand on fait le talon en aller-retours, il faut donc tricoter des mailles à l'envers, en plus en tenant la plus petite aiguille dans la main droite, j'ai eu du mal. Je réserverai peut-être ces aiguille aux modèles avec talon "afterthought", qu'on rajoute à la fin.
  • la pointe du pied : il vaut mieux avoir des aiguilles "classiques" sous la main, parce que les diminutions de la pointe du pieds deviennent rapidement problématiques.
  • je n'ai pas réussi à transporter mon tricot sans perdre une ou deux mailles à chaque fois, il faut que je me bricole des bouchons à aiguilles.

Il ne faut pas que j'oublie de vous présenter les stars du jour, il s'agit du modèle Norse de General Hogbuffer.

https://www.ravelry.com/patterns/library/norse

L'originalité de ce modèle tient de sa construction, inspirée de la tradition nordique des pulls à encolure en jacquard. J'ai choisi d'utiliser une laine à rayures en couleur de fond,

(la laine, c'est de la Woll Butt de chez Butinette,
coloris Alabama rayé turquoise et gris,
et uni blanc)

et je suis plutôt contente de mon petit effet






désolée pour la qualité des photos, le temps ne se prête pas à un défilé de mode de chaussettes en plein air et lumière naturelle ...

Je suis en bonne voie de devenir une fan inconditionnelle des modèles de General Hogbuffer, c'est le 3ème de ses modèles que je tricote et il y en a plein d'autres qui me font de l’œil, comme par exemple :

https://www.ravelry.com/patterns/library/squircle-2

https://www.ravelry.com/patterns/library/eisern

Affaire à suivre, là maintenant tout de suite, j'ai plein d'encours à terminer, et une folle envie de commencer une nouvelle paire de chaussettes !

PS : il y a un inconvénient des mini aiguilles que j'avais oublié, c'est qu'on ne peut pas essayer ses chaussettes en cours de tricot, ce qui est quand même bien pratique, quand même :p

samedi 31 décembre 2016

Bye bye 2016

Ah, il s'en est passé des choses en 2016, des tristes, de jolies, des atroces, des formidables. Au premier abord, comme ça, ce qui me revient en premier ce sont les choses tristes, les morts insensées, les évènements tragiques. C'en est presque devenu une blague, sur les Internets et ailleurs


Et c'est pour ça que ça fait du bien de faire un petit bilan de cette année (album complet visible en cliquant sur le lien), encore plus que d'habitude, pour se rappeler qu'on n'a pas pleuré tous les jours. En 2016, je me suis fait plaisir, j'ai teint, j'ai filé, j'ai tricoté crocheté tissé, j'ai offert (pas mal), j'ai reçu (beaucoup plus), j'ai partagé rigolé rencontré aimé crié, j'ai eu 40 ans, réchauffé des cous des mains des têtes des pieds, j'ai fait parti de ces chanceux que la tragédie a épargnée.





J'ai cuisiné des biscuits vitraux pour Noël, que j'ai pu partager avec ceux que j'aime



J'ai été pourrie gâtée par les miens en retour



J'ai fini l'année en beauté avec un petit filage de noyel pour tester mon nouveau cantre personnalisé (c'est un objets qui sert à entreposer les bobines du rouet pour retordre ensemble plusieurs brins)


 et un peu de teinture pour un projet que je commencerai le 1er janvier


Je vous raconterai ça demain, dans la première partie de ma série consacrée au double-knitting (on m'a demandé, alors je fais, je suis accommodante comme fille. C'est pas du tout ce qui m'a servi d'excuse pour me lancer dans un nouveau projet en double knitting, non non non ...)

En attendant, passez un bon réveillon, profitez-en bien, soyez raisonnable (ou pas), amusez vous, je vous laisse sur le dernier coucher de soleil du dernier jour de l'année 2016, demain est un autre jour



Une photo publiée par meliluc and the moutons (@meliluc_moutons) le

Ah oui, j'ai un compte Instagram maintenant, je l'ai créé pour pouvoir partager des photos de la couverture en cours de réalisation sans gâcher la surprise à mon petit frère qui vient des fois sur mon blog. Je ne suis pas encore une pro d'Instagram, mais j'aime bien.


mardi 2 février 2016

des chiffres ... et des lettres

Cela ne vous aura pas échappé, si vous me lisez régulièrement, j'aime les mots. Les grands mots, les jolis mots, les mots rares et précieux, les mots bêtes ou enfantins, j'aime tous les mots. Et je prend autant de plaisir à les lire, les écrire, les entendre. Je me faisais encore cette réflexion, samedi dernier, en entendant dans l’excellente émission de Philippe Meyer sur France Inter un sketch de Pierre Desproges. C'est beau, les mots.

Mais comme on me l'a fait remarquer à plusieurs reprises récemment, pour tricoter des châles en dentelle, il faut compter. J'aime bien compter aussi, d'ailleurs je compte mes mailles, même quand cela n'est pas nécessaire. Je trouve ça très zen, c'est mon yoga à moi. Mais quand même, cette remarque, "il faut compter", cet à priori négatif sur la difficulté supposément insurmontable de la dentelle au tricot, me donnent fortement envie de démystifier la chose. Quand je me suis (re)mise au tricot en 2011, j'ai assez rapidement tenté des tricots en dentelle. Parce que, pour paraphraser je ne sais plus qui, je ne savais pas que c'était difficile, alors je l'ai fait.

Voici donc le premier volume de ce qui sera, j'espère, une série qui va vous donner envie de tricoter de la dentelle.

Mes astuces pour la dentelle au tricot

ou comment transformer ça

en ça





Episode I: Le matériel qui va bien


1. les aiguilles:
Je suis devenue une inconditionnelle des aiguilles circulaires. Je les utilise pour tout, le tricot en rond comme le tricot à plat. J'en ai de toutes les tailles (ou presque, je crois que je n'ai pas de 2,75mm), de toutes les couleurs, en bois, en métal, en plastique, en bambou, fixes ou interchangeables. Ma collection s'est construite progressivement, avec l'expérience, j'ai trouvé ce qui me plaît ou déplaît en chacune.


Pour tricoter un châle en dentelle, elles me semblent presque indispensables. Bien sur, on peut utiliser des aiguilles droites, mais quand on finit l'ouvrage avec plus de 300 mailles, c'est plus compliqué, ça tire sur les poignets, bref, les circulaires, c'est mieux.


Comme on peut le voir sur l'image ci-dessus, les mailles glissent sur le câble qui joint les 2 aiguilles, et non elles ne se déforment pas. Le poids du tricot est donc sur les genoux, les mailles ne sont pas toutes serrées, moins de risque qu'elles s’échappent au bout de l'aiguille, où qu'on en tricote 2 ensemble sans faire exprès.
Dans ce cas particulier, comme j'utilise un fil fin et un peu glissant (Drops Lace, alpaga et soie), j'ai choisi des aiguilles en bambou, dont la texture retient les mailles et les empêche de glisser plus vite que je ne le voudrais.

2. les anneaux marqueurs
Un des principes de la dentelle, c'est qu'on va répéter plusieurs fois un motif, un ensemble de 6, 8, 12 mailles qui se répètent sur la largeur du tricot.
Pour éviter de se tromper, il est utile de visualiser à quel moment on débute une répétition du motif. Pour cela, il y a un truc hypeeeeeeer pratique: les anneaux marqueurs


L'anneau marqueur se glisse sur l'aiguille à l'endroit où on doit se rappeler de faire quelque chose de particulier. Des augmentations ou des diminutions, un motif particulier, le début d'une torsade, ce qu'on veut en fait. L'anneau marqueur permet donc, dans une certaine mesure, d'éviter de compter. On n'a pas besoin de compter le nombre de mailles avant d'arriver à l'endroit où on commence à compter. Bon, il va toujours falloir compter à un moment ou à un autre, mais si on n'aime pas trop compter, il n'y a pas de petite économie.
Pour la dentelle, il permet de savoir à quel endroit on doit commencer une répétition. Quand on arrive à l'anneau, on le fait simplement glisser de l'aiguille gauche à l'aiguille droite, surtout on n'essaye pas de le tricoter, l'objectif n'est pas de l'incorporer au tricot, c'est simplement un pense-bête.

Il en existe de plusieurs sortes:

des anneaux avec un truc qui pendouille


ce sont les plus décoratifs, mais pas forcément mes préférés. Il faut faire attention à où se trouve la partie qui pendouille pour qu'elle ne se prenne pas dans le tricot, du coup je les trouve moins faciles à manier.

des qui s'ouvrent (petits fermoirs de récup', épingles à nourrice, ...)

ceux là sont pratiques pour plein de choses: on peut les placer dans une maille, et les enlever ensuite. On peut les placer à un autre endroit que celui où on en est dans le tricot (par exemple, si on a repéré une erreur, pour marquer jusqu'où il faut détricoter). On peut les utiliser quand on se rend compte qu'on a perdu une maille, on l'accroche dans la maille perdue, pour qu'elle ne se détricote pas plus bas, en attendant d'arriver à l'endroit ou on va pouvoir la rattraper.

des tout simples


c'est ceux-là mes chouchous, j'en ai d'ailleurs acquis récemment des nouveaux qui me plaisent beaucoup. Ils sont jolis et faciles à utiliser. Ils existent en plusieurs tailles, plusieurs matières, ils glissent tout seuls.

des improvisés

Pour quand on n'a rien d'autre sous la main, ou qu'on utilise de très grosses aiguilles, un bout de fil (si possible d'une couleur bien différente de celle qu'on tricote), un nœud, et hop voilà. Ça peut être n'importe quoi qui puisse se glisser sur l'aiguille. un anneau de fil de fer (en faisant attention que ça n'accroche pas les mailles), une paille (pour boire) coupée en tronçons, un de ces mini élastiques dont les petites filles raffolaient il y peu, ...


L'avantage des anneaux marqueurs, c'est qu'il suffit de compter jusqu'à 8, ou 12, ou n'importe quel nombre de mailles dans la répétition. Je tricote mes 12 mailles de motif, je glisse l'anneau suivant, et je recommence à compter jusqu'à 12, etc ... Ils permettent donc de limiter le comptage. Pas besoin de compter jusqu'à 480, il suffit de compter jusqu'à 12 (40 fois).
A mes débuts, je plaçais un anneau marqueur à chaque répétition, au bout d'un moment ça fait beaucoup d'anneaux, ça ralentit le tricot car il faut les glisser à chaque fois. Maintenant, je place un anneau au début de la première répétition, à la fin de la dernière, et j'encadre la répétition du milieu (elles sont généralement par nombres impairs mais si il y en a un nombre pair, il suffit d'encadrer les 2 répétitions du milieu), ça me permet de détecter d'éventuelles erreurs avant d'arriver à la fin du rang. 


D'autres accessoire peuvent être utiles, selon le modèle, selon les envies, un compte rang, un mini-crochet pour rajouter des perles, un papier-crayon pour prendre des notes, mais les aiguilles qui vont bien et les anneaux marqueurs me semblent les seuls vraiment indispensables.

Voilà pour aujourd'hui, une autre fois je vous parlerai des diagrammes, d'apprendre à lire son tricot, de comment réparer ses erreurs, de bloquer la dentelle, et d'autres choses peut-être si j'y pense.


samedi 26 décembre 2015

Sacré Père Noël !


J'aime beaucoup ce livre de mon enfance, et cette année encore, le Père Noël a été à la hauteur de sa réputation !



Il m'a apporté un pied pour mon métier à tisser, ainsi que des peignes supplémentaires, un sac de rangement hyper pratique, et un kit pour utiliser 2 peignes (ça permet de faire un tissus en double épaisseur, ou de tisser avec des fils plus fins, ou de doubler la largeur de la pièce, ou de réaliser des motifs plus complexes)


Ce sera le challenge de 2016, tester toutes ces nouvelles techniques.

Il m'a aussi apporté un kit de crochets


Avec ça, je n'ai plus l'excuse de "je n'ai pas le bon numéro de crochet". Ils vont du n°2 au n°15, et ils sont très doux et agréables à utiliser. Comment je le sais ? J'ai commencé à tester hier soir


J'ai aussi reçu un très joli panier en vannerie pour ranger mes tricots en cours, tout doublé en tissus pour ne pas accrocher la laine


Il est assorti au canapé, ce qui tombe drôlement bien vu que sa place sera au pied dudit canapé. En plus-super-bonus, on dirait qu'il est tricoté !

J'ai aussi reçu des cadeaux non-tricotesques, que j'aime beaucoup aussi, mais je ne vais pas vous raconter tous mes secrets non plus.

De mon coté, j'ai aussi fait le Père Noël. J'ai tricoté des mitaines pour mon Papa

 

des chaussettes pour mon p'tit frère


un petit châle en point mousse et dentelle pour ma petite sœur (modèle gratuit et en français sur Ravelry)


et pour maMaman ...


je n'ai pas eu le temps de terminer le cadeau de maMaman. Je suis rouge de honte (comme la laine, de la Drops Lace, 70% alpaga 30% mérinos, une tuerie).
Le modèle est une création de Christelle, alias Christal LK, que j'ai eu le plaisir de rencontrer cet été au festival le Lot et la Laine, et qui en plus d'être une personne fort sympathique, est aussi une créatrice de talent. Le modèle est disponible sous forme de kit chez prettylaine. Qui vend d'ailleurs aussi un kit du dernier modèle de Mam'zelle Flo qui est très haut dans ma liste de projets pour 2016.

Bon, tout le monde semble avoir apprécié ses cadeaux, personne ne m'a jeté des pierres, on a passé un excellent moment en famille, sous un soleil tel qu'on a même fait quelques barbecues de noël ... On a ri, on a joué, on a mangé pas mal aussi, que du raté ou presque (c'est une tradition familiale: la personne qui cuisine a toujours l'impression que c'est raté, et tout le monde se régale)

Bref



Et vous, vous avez survécu ? vous avez été gâté ? ou gâté votre entourage ?


lundi 1 juin 2015

Mais heu ...

Ben voila. J'ai eu beau tricoter aussi vite que mes petites mimines me le permettaient, invoquer les mânes des ancêtres tricoteuses, espérer l'aide des petits lutins qui tricotent à ma place quand je dors, maMaman a reçu un cadeau de fête des Mères ... pas fini




J'aime beaucoup ce modèle de châle-manches, Sleeves par Martina Behm. Mais ce n'est pas du tricot express. C'est des kilomètres de mailles à l'endroit. Et au bout d'un moment, ça lasse.

Mais il faut bien persévérer, maMaman aimerait bien porter son cadeau à Quilt en Sud, et ça commence mercredi. Bon, il devrait faire beau et chaud (même à Biarritz), donc l'accessoire sera peut être superflu, mais je vais faire de mon mieux.

Pendant ce temps, je n'avance pas mes chaussettes de geek


mais avec un peu de chance, je ne vais pas en avoir besoin avant septembre-octobre.

Sinon j'ai lu un article intéressant ce matin sur le blog de Flore (de Tricotin.com) sur l'entretient des rouets. Il va falloir que je m'occupe un peu du mien, histoire de le préparer pour le Tour de Fleece.

lundi 20 avril 2015

Tordue, tendue et déséquilibrée.

La dernière fois, j'étais ronchonchon. Mais j'ai écouté Alexis HK, et c'est passé


Mon deuxième projet de tissage avance doucettement.


J'ai quelques problèmes de tension sur les fils de trame, il va falloir que je révise mon système improvisé d'ourdissage. Par contre, j'ai trouvé un truc génial sur Ravelry pour ne pas faire de sur-épaisseur quand on rentre plein de fils à cause des rayures. Comme je tisse avec 2 fils ensemble, c'est d'autant plus facile. Au lieu de passer les 2 fils dans la foule suivante (c'est l'espace dans lequel on fait passer la navette), je la rouvre après le dernier passage dans la couleur qui se termine, je tire un des 2 fils à 2-3cm du bord, et l'autre, je le passe par dessus (ou dessous) le dernier fil de trame et dans la foule jusqu'à 1 ou 2 fil de trame après là où j'ai sorti le premier. En image c'est plus clair (peut être). En tout cas ça fonctionne bien.

@jeen
Comme je n'ai pas encore trouvé l'installation ergonomique pour tisser, je fais des pauses. Hier je me suis entraînée au corespinning. Il s'agit d'enrouler de la fibre autour d'une âme (core, qui signifie noyau en anglais), en l’occurrence un fil qui sera totalement recouvert par la fibre.

J'ai d'abord fais un essai avec quelques grammes d'aurore boréale provenant de ma boite à malice. Comme âme, j'ai utilisé la laine en cône qui m'avait donné tant de fil à retordre (ha ha) pour le tissage.

Tiens, je ne vous avais pas dit, mais plutôt que de mettre à la poubelle ma trame ratée de la dernière fois, j'en ai fais des cordelières. Faut pô gâcher ! Ça pourra servir, je ne sais pas encore à quoi, mais je trouverai.




Donc voila un premier corespun que j'ai retordu avec du fil à coudre.

L'aurore boréale est équilibrée par le fait d'avoir été
retordue dans le sens inverse de celui du filage.

La difficulté (ou l’intérêt, ça dépend de l'humeur) du corespun, c'est que l'on rajoute de la torsion à l'âme, qui est équilibrée au départ. Un fil équilibré, c'est un fil qui n'a ni trop ni pas assez de torsion, et qui ne se tortille pas sur lui-même quand il n'est pas sous tension. Un fil pas équilibré, je vous montrerai après. On peut parfaitement utiliser un fil qui n'est pas équilibré, mais si on veut faire du jersey, l’excès ou le manque de torsion du fil va faire partir les mailles en biais. Heureusement qu'il n'y a pas que le jersey dans la vie.

Parce que mon second corespun d'hier a beaucoup trop de twist (torsion). Vous voyez comme les brins se tortillent sur eux même ? J'ai réalisé cet écheveau sur mon niddy-noddy qui fait des boucles de 1m50. Sans tension les boucles mesurent 60cm.





C'est élastique et rigolo.













En tout cas, si je ne trouve pas quoi faire avec, tel quel, l'écheveau fait un joli petit tour de cou











Pour ce fil, j'ai essayé une nouvelle technique pour rajouter des zigouigouis tortillonnés (ou des coils, ou des coquillages, mais je préfère zigouigouis).
J'ai encore choisi ma laine en cône comme âme, et une des 2 nappes blanche et rose que j'avais mélangées le mois dernier. J'ai préparé avec du corriedale blanc (qui finalement est plutôt crème) des petits cigares de fibre pour les zigouigouis.




Et j'ai fait comme la dame dans la vidéo. Enfin, j'ai essayé, avec plus ou moins de bonheur.



Je trouve qu'au final, c'est plutôt une réussite. Hier soir, je n'arrivais pas à poser l'écheveau.























Sinon, à mes moments perdus, je filotte doucement un échantillon de mélange polwarth et soie teint l'été dernier sur mon nouveau fuseau turc Majacraft.

Ou plutôt 3 fuseaux en un, puisque sur le même axe on peut ajuster 3 jeux de branches pour 3 poids différents (15, 20 et 30 grammes). Pour le moment, je n'ai testé que le 20g, il est très équilibré (lui), il tourne super bien.
Le seul bémol, c'est le crochet. A première vue comme ça, on pourrait se dire que c'est plus facile avec un crochet, et bien on se tromperait. Peut être que pour débuter, ça rassure, mais je trouve bien plus fluide de faire un nœud comme sur mes fuseaux turcs bidouillés que de passer le fil dans le crochet.
Peut être, plus tard, ôterai-je cet importun. Ou pas.