Je suis désolée de vous délaisser, mais voilà, c'est pour une bonne cause. Après une trèèèèèèès longue période de chômage, j'ai retrouvé un travail. A temps plein. Tout près de chez moi. En CDI. Et super intéressant, en plus. Bref, j'ai plus le temps de tricoter. Enfin surtout pas le courage, pas l’énergie de prendre mes aiguilles quand je rentre le soir.
Avant, la galerie de photos de mon téléphone c'était ça
Maintenant c'est ça
Bon, je pense que c'est une période d'adaptation, que ça va aller mieux quand j'aurai repris le rythme du travail. En plus le projet que j'avais sur les aiguilles n'est pas vraiment un tricot pour neurone fatigué après journée de boulot. Du coup, ça n'avance pas vite : à gauche ce que j'ai tricoté le 1er jour, à droite où j'en suis 4 semaines plus tard.
Toutes ces grilles, c'est sympa, en plus j'adore le principe du jeu de rôle (quel diagramme je tricote est déterminé par des jets de dés), c'est rigolo, mais ça n'avance pas.
Du coup je pense que je vais arrêter de me culpabiliser sur le projet qui n'avance pas, et ressortir un autre encours du début de l'année, un futur châle triangulaire en point mousse et dentelle (même si j'ai trouvé plein d'erreurs dans le diagramme de dentelle, mais bon là j'ai pas mal de point mousse avant le prochain panneau)
Modèle :
Impromptu Shawl, laines Townhouse Yarns Camden Tweed en coloris Mustard Seed, Burren et Clockwork
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samedi 28 janvier 2017
jeudi 10 mars 2016
Il faut lire ! (astuces dentelle, 2ème partie)
Le mois dernier, je vous ai expliqué que pour tricoter de la dentelle, il faut savoir compter, mais qu'il existe des astuces pour minimiser le comptage.
Comme j'aime enfoncer les portes ouvertes, je vais vous expliquer aujourd'hui que pour tricoter de la dentelle, ça aide de savoir lire. Vous allez croire que je me fiche de vous, parce que déjà si vous êtes là, c'est que vous savez lire, non mais, quand même ! Certes, vous répondrai-je, mais il y a lire et lire. Nous lisons tous les jours, tous, même ceux qui ne lisent pas. Nous lisons des journaux, des blogs, des romans, des panneaux de circulations, des étiquettes au supermarché ...
Nous lisons donc les caractères de notre alphabet latin. Mais nous "lisons" aussi bien d'autres choses, sans forcément faire l'association avec la lecture. Wikipédia dit que la lecture, c'est "donner un sens à des signes graphiques recueillis par la vision". Nous lisons donc, dans la vie de tous les jours, tout un tas de symboles. Par exemple, nous lisons ça
Nous reconnaissons ces symboles et leur associons un sens. Nous avons appris la signification de ces signes, et nous les reconnaissons et déchiffrons sans effort. Et bien une grille de tricot, c'est pareil. Au début on ne comprend rien, et puis on apprend, et on finit par la lire aussi facilement que la carte des prévisions météo.
Une grille de tricot peut servir à plein de choses, pas seulement de la dentelle, mais aussi des torsades, ou du jacquard.
Je n'ai pas la prétention d'être exhaustive sur la question. On peut trouver ailleurs des tas d'explications sur la lecture de grilles. Sur le blog 3 petites mailles par exemple.
Comme pour toute technique tricotesque, ça peut paraître compliqué au départ, mais avec un peu de pratique, ça devient une seconde nature.
J'ai réalisé un petit échantillon à partir d'un modèle tout simple de marque-page.
Voici la grille que j'ai suivie
La légende va me permettre de lire le diagramme. Celui-ci ne représente pas les rangs envers (ça se voit car sur la droite, les rangs sont numérotés 1, 3, 5, etc). Les rangs pairs (envers) ne sont pas représentés car toutes les mailles sont tricotées à l'envers (sauf les 2 premières et 2 dernières mailles du rang qui sont à l'endroit pour faire une bordure de point mousse, c'est aussi pour ça qu'elles sont grisées sur la grille)
Revenons à notre grille. Comme je travaille souvent sur ma tablette, j'entoure le rang que je vais tricoter avec l'app que j'utilise pour lire les pdf.
Mais si la grille est sur papier, un post-it fait aussi bien l'affaire.
Ensuite, il suffit de comprendre que le diagramme représente le tricot.
Où l'on peut voir, en cliquant sur l'image pour l'agrandir, en plissant un peu les yeux (vous pouvez tirer la langue aussi, en penchant la tête sur le coté, ça aide) que les petits ronds, c'est des jetés, ça fait des trous dans le tricot, que les diminutions correspondent bien à une maille inclinée dans le tricot, bref, le diagramme est la carte au trésor de votre dentelle (et c'est bien connu, sur la carte au trésor, un X marque l'endroit où celui-ci est enterré !)
Et pour être certain de ne pas se tromper lorsqu'on suit le chemin du trésor, il est important de savoir lire son tricot. Cela veut simplement dire savoir reconnaître les points qu'on a tricotés au rang précédent. Je vous montre:
Sur ce magnifique gribouillis, j'ai représenté le rang 17 de la grille, ce rang tricoté, et au dessus le rang de la grille que je devrais tricoter ensuite.
Imaginons que je me sois perdue dans mon tricot, si le téléphone sonne, si le chat réclame à cor et à cri qu'on lui ouvre une porte (pas pour passer, hein, juste pour montrer que c'est lui le chef), bref, si pour une raison ou une autre je pose mon tricot et je ne sais plus où j'en suis*.
Quand je vais tricoter mon nouveau rang, je dois faire 3 mailles endroit puis un jeté. Bon, normalement j'arrive à compter jusqu'à 3, mais imaginons que ce soit plus compliqué. Pour vérifier que je fais mon jeté au bon endroit, je dois tricoter la maille qui, 2 rangs plus bas, était une diminution vers la droite. Donc je vérifie avant de faire mon jeté si la dernière maille que j'ai tricotée est bien au dessus de la maille penchée vers la droite.
Evidemment, dit comme ça, sur ce tout petit échantillon, ça semble un peu ridicule. Mais si je tricotais un châle, que je répétais ce motif 20 fois, 40 fois sur la longueur du rang, ça m'aiderait bien de pouvoir me repérer par rapport au rang précédent. Souvent c'est plus facile de repérer les jetés du rang en dessous, dans l'image au dessus je sais que la première des 2 mailles que je vais tricoter ensemble pour faire ma diminution est au dessus d'un jeté, donc d'un trou.
Bon, je me relis, je ne suis pas certaine que tout cela soit très clair et que ça vous aide, mais j'aurais essayé ....
Comme j'aime enfoncer les portes ouvertes, je vais vous expliquer aujourd'hui que pour tricoter de la dentelle, ça aide de savoir lire. Vous allez croire que je me fiche de vous, parce que déjà si vous êtes là, c'est que vous savez lire, non mais, quand même ! Certes, vous répondrai-je, mais il y a lire et lire. Nous lisons tous les jours, tous, même ceux qui ne lisent pas. Nous lisons des journaux, des blogs, des romans, des panneaux de circulations, des étiquettes au supermarché ...
Nous lisons donc les caractères de notre alphabet latin. Mais nous "lisons" aussi bien d'autres choses, sans forcément faire l'association avec la lecture. Wikipédia dit que la lecture, c'est "donner un sens à des signes graphiques recueillis par la vision". Nous lisons donc, dans la vie de tous les jours, tout un tas de symboles. Par exemple, nous lisons ça
ou ça
Nous reconnaissons ces symboles et leur associons un sens. Nous avons appris la signification de ces signes, et nous les reconnaissons et déchiffrons sans effort. Et bien une grille de tricot, c'est pareil. Au début on ne comprend rien, et puis on apprend, et on finit par la lire aussi facilement que la carte des prévisions météo.
Mes astuces pour la dentelle au tricot
ou comment transformer ça
![]() |
| Grille du châle Nurmilintu |
en ça
Episode II: lire un diagramme, lire son tricot
Une grille de tricot peut servir à plein de choses, pas seulement de la dentelle, mais aussi des torsades, ou du jacquard.
Je n'ai pas la prétention d'être exhaustive sur la question. On peut trouver ailleurs des tas d'explications sur la lecture de grilles. Sur le blog 3 petites mailles par exemple.
Comme pour toute technique tricotesque, ça peut paraître compliqué au départ, mais avec un peu de pratique, ça devient une seconde nature.
J'ai réalisé un petit échantillon à partir d'un modèle tout simple de marque-page.
Voici la grille que j'ai suivie
Si on n'est pas habitué aux grilles, ça peut faire peur. Pour déchiffrer la chose, il faut commencer par lire la légende. Le modèle que j'ai utilisé étant en anglais, j'ai fait une petite traduction rapide de la légende. Si je faisais une traduction complète du modèle, je compléterais la légende par une description des points et des abréviations utilisées.
Les symboles sont plus ou moins universels, quelle que soit la langue dans laquelle le modèle a été écrit, on va retrouver un O pour représenter un jeté, un / pour "2 mailles ensemble à l'endroit", etc ... Cela a l'avantage de rendre accessible des modèles dans une langue qu'on ne comprend pas. Il suffit de traduire la légende, et on peut tricoter dans toutes les langues !
La légende va me permettre de lire le diagramme. Celui-ci ne représente pas les rangs envers (ça se voit car sur la droite, les rangs sont numérotés 1, 3, 5, etc). Les rangs pairs (envers) ne sont pas représentés car toutes les mailles sont tricotées à l'envers (sauf les 2 premières et 2 dernières mailles du rang qui sont à l'endroit pour faire une bordure de point mousse, c'est aussi pour ça qu'elles sont grisées sur la grille)
La dentelle, c'est principalement l'alternance de jetés (qui font des trous) et de diminutions qui équilibrent le nombre de mailles. Typiquement, dans un rang de dentelle, on va tricoter autant de diminutions que de jetés. Pour tricoter de la dentelle, il suffit de savoir faire un jeté et quelques diminutions simples.
Revenons à notre grille. Comme je travaille souvent sur ma tablette, j'entoure le rang que je vais tricoter avec l'app que j'utilise pour lire les pdf.
Mais si la grille est sur papier, un post-it fait aussi bien l'affaire.
Attention, toujours au dessus du rang qu'on va tricoter, le post-it, afin de voir le rang qu'on a tricoté avant parce que c'est utile (j'y reviendrai) mais de ne pas se mélanger avec les rangs qu'on tricotera après.
Ensuite, il suffit de comprendre que le diagramme représente le tricot.
je ne suis pas une pro des logiciels de manipulation d'image, mais si on superpose, ça donne ça
Et pour être certain de ne pas se tromper lorsqu'on suit le chemin du trésor, il est important de savoir lire son tricot. Cela veut simplement dire savoir reconnaître les points qu'on a tricotés au rang précédent. Je vous montre:
Imaginons que je me sois perdue dans mon tricot, si le téléphone sonne, si le chat réclame à cor et à cri qu'on lui ouvre une porte (pas pour passer, hein, juste pour montrer que c'est lui le chef), bref, si pour une raison ou une autre je pose mon tricot et je ne sais plus où j'en suis*.
Quand je vais tricoter mon nouveau rang, je dois faire 3 mailles endroit puis un jeté. Bon, normalement j'arrive à compter jusqu'à 3, mais imaginons que ce soit plus compliqué. Pour vérifier que je fais mon jeté au bon endroit, je dois tricoter la maille qui, 2 rangs plus bas, était une diminution vers la droite. Donc je vérifie avant de faire mon jeté si la dernière maille que j'ai tricotée est bien au dessus de la maille penchée vers la droite.
* c'est bien utile aussi pour savoir si j'ai bougé mon post it (ou le rectangle sur ma tablette) avant de poser mon tricot. En général j'évite de le faire, mais ça arrive. Si je lis le dernier rang que j'ai tricoté, je vois tout de suite sa correspondance sur la grille et si il faut que je remonte mon post-it ou si je l'ai déjà fait.
Evidemment, dit comme ça, sur ce tout petit échantillon, ça semble un peu ridicule. Mais si je tricotais un châle, que je répétais ce motif 20 fois, 40 fois sur la longueur du rang, ça m'aiderait bien de pouvoir me repérer par rapport au rang précédent. Souvent c'est plus facile de repérer les jetés du rang en dessous, dans l'image au dessus je sais que la première des 2 mailles que je vais tricoter ensemble pour faire ma diminution est au dessus d'un jeté, donc d'un trou.
mardi 2 février 2016
des chiffres ... et des lettres
Cela ne vous aura pas échappé, si vous me lisez régulièrement, j'aime les mots. Les grands mots, les jolis mots, les mots rares et précieux, les mots bêtes ou enfantins, j'aime tous les mots. Et je prend autant de plaisir à les lire, les écrire, les entendre. Je me faisais encore cette réflexion, samedi dernier, en entendant dans l’excellente émission de Philippe Meyer sur France Inter un sketch de Pierre Desproges. C'est beau, les mots.
Mais comme on me l'a fait remarquer à plusieurs reprises récemment, pour tricoter des châles en dentelle, il faut compter. J'aime bien compter aussi, d'ailleurs je compte mes mailles, même quand cela n'est pas nécessaire. Je trouve ça très zen, c'est mon yoga à moi. Mais quand même, cette remarque, "il faut compter", cet à priori négatif sur la difficulté supposément insurmontable de la dentelle au tricot, me donnent fortement envie de démystifier la chose. Quand je me suis (re)mise au tricot en 2011, j'ai assez rapidement tenté des tricots en dentelle. Parce que, pour paraphraser je ne sais plus qui, je ne savais pas que c'était difficile, alors je l'ai fait.
Voici donc le premier volume de ce qui sera, j'espère, une série qui va vous donner envie de tricoter de la dentelle.
1. les aiguilles:
Je suis devenue une inconditionnelle des aiguilles circulaires. Je les utilise pour tout, le tricot en rond comme le tricot à plat. J'en ai de toutes les tailles (ou presque, je crois que je n'ai pas de 2,75mm), de toutes les couleurs, en bois, en métal, en plastique, en bambou, fixes ou interchangeables. Ma collection s'est construite progressivement, avec l'expérience, j'ai trouvé ce qui me plaît ou déplaît en chacune.
Pour tricoter un châle en dentelle, elles me semblent presque indispensables. Bien sur, on peut utiliser des aiguilles droites, mais quand on finit l'ouvrage avec plus de 300 mailles, c'est plus compliqué, ça tire sur les poignets, bref, les circulaires, c'est mieux.
Comme on peut le voir sur l'image ci-dessus, les mailles glissent sur le câble qui joint les 2 aiguilles, et non elles ne se déforment pas. Le poids du tricot est donc sur les genoux, les mailles ne sont pas toutes serrées, moins de risque qu'elles s’échappent au bout de l'aiguille, où qu'on en tricote 2 ensemble sans faire exprès.
Dans ce cas particulier, comme j'utilise un fil fin et un peu glissant (Drops Lace, alpaga et soie), j'ai choisi des aiguilles en bambou, dont la texture retient les mailles et les empêche de glisser plus vite que je ne le voudrais.
2. les anneaux marqueurs
Un des principes de la dentelle, c'est qu'on va répéter plusieurs fois un motif, un ensemble de 6, 8, 12 mailles qui se répètent sur la largeur du tricot.
Pour éviter de se tromper, il est utile de visualiser à quel moment on débute une répétition du motif. Pour cela, il y a un truc hypeeeeeeer pratique: les anneaux marqueurs
L'anneau marqueur se glisse sur l'aiguille à l'endroit où on doit se rappeler de faire quelque chose de particulier. Des augmentations ou des diminutions, un motif particulier, le début d'une torsade, ce qu'on veut en fait. L'anneau marqueur permet donc, dans une certaine mesure, d'éviter de compter. On n'a pas besoin de compter le nombre de mailles avant d'arriver à l'endroit où on commence à compter. Bon, il va toujours falloir compter à un moment ou à un autre, mais si on n'aime pas trop compter, il n'y a pas de petite économie.
Pour la dentelle, il permet de savoir à quel endroit on doit commencer une répétition. Quand on arrive à l'anneau, on le fait simplement glisser de l'aiguille gauche à l'aiguille droite, surtout on n'essaye pas de le tricoter, l'objectif n'est pas de l'incorporer au tricot, c'est simplement un pense-bête.
Il en existe de plusieurs sortes:
des anneaux avec un truc qui pendouille
ce sont les plus décoratifs, mais pas forcément mes préférés. Il faut faire attention à où se trouve la partie qui pendouille pour qu'elle ne se prenne pas dans le tricot, du coup je les trouve moins faciles à manier.
des qui s'ouvrent (petits fermoirs de récup', épingles à nourrice, ...)
ceux là sont pratiques pour plein de choses: on peut les placer dans une maille, et les enlever ensuite. On peut les placer à un autre endroit que celui où on en est dans le tricot (par exemple, si on a repéré une erreur, pour marquer jusqu'où il faut détricoter). On peut les utiliser quand on se rend compte qu'on a perdu une maille, on l'accroche dans la maille perdue, pour qu'elle ne se détricote pas plus bas, en attendant d'arriver à l'endroit ou on va pouvoir la rattraper.
des tout simples
c'est ceux-là mes chouchous, j'en ai d'ailleurs acquis récemment des nouveaux qui me plaisent beaucoup. Ils sont jolis et faciles à utiliser. Ils existent en plusieurs tailles, plusieurs matières, ils glissent tout seuls.
des improvisés
Pour quand on n'a rien d'autre sous la main, ou qu'on utilise de très grosses aiguilles, un bout de fil (si possible d'une couleur bien différente de celle qu'on tricote), un nœud, et hop voilà. Ça peut être n'importe quoi qui puisse se glisser sur l'aiguille. un anneau de fil de fer (en faisant attention que ça n'accroche pas les mailles), une paille (pour boire) coupée en tronçons, un de ces mini élastiques dont les petites filles raffolaient il y peu, ...
L'avantage des anneaux marqueurs, c'est qu'il suffit de compter jusqu'à 8, ou 12, ou n'importe quel nombre de mailles dans la répétition. Je tricote mes 12 mailles de motif, je glisse l'anneau suivant, et je recommence à compter jusqu'à 12, etc ... Ils permettent donc de limiter le comptage. Pas besoin de compter jusqu'à 480, il suffit de compter jusqu'à 12 (40 fois).
A mes débuts, je plaçais un anneau marqueur à chaque répétition, au bout d'un moment ça fait beaucoup d'anneaux, ça ralentit le tricot car il faut les glisser à chaque fois. Maintenant, je place un anneau au début de la première répétition, à la fin de la dernière, et j'encadre la répétition du milieu (elles sont généralement par nombres impairs mais si il y en a un nombre pair, il suffit d'encadrer les 2 répétitions du milieu), ça me permet de détecter d'éventuelles erreurs avant d'arriver à la fin du rang.
D'autres accessoire peuvent être utiles, selon le modèle, selon les envies, un compte rang, un mini-crochet pour rajouter des perles, un papier-crayon pour prendre des notes, mais les aiguilles qui vont bien et les anneaux marqueurs me semblent les seuls vraiment indispensables.
Voilà pour aujourd'hui, une autre fois je vous parlerai des diagrammes, d'apprendre à lire son tricot, de comment réparer ses erreurs, de bloquer la dentelle, et d'autres choses peut-être si j'y pense.
Mais comme on me l'a fait remarquer à plusieurs reprises récemment, pour tricoter des châles en dentelle, il faut compter. J'aime bien compter aussi, d'ailleurs je compte mes mailles, même quand cela n'est pas nécessaire. Je trouve ça très zen, c'est mon yoga à moi. Mais quand même, cette remarque, "il faut compter", cet à priori négatif sur la difficulté supposément insurmontable de la dentelle au tricot, me donnent fortement envie de démystifier la chose. Quand je me suis (re)mise au tricot en 2011, j'ai assez rapidement tenté des tricots en dentelle. Parce que, pour paraphraser je ne sais plus qui, je ne savais pas que c'était difficile, alors je l'ai fait.
Voici donc le premier volume de ce qui sera, j'espère, une série qui va vous donner envie de tricoter de la dentelle.
Mes astuces pour la dentelle au tricot
1. les aiguilles:
Je suis devenue une inconditionnelle des aiguilles circulaires. Je les utilise pour tout, le tricot en rond comme le tricot à plat. J'en ai de toutes les tailles (ou presque, je crois que je n'ai pas de 2,75mm), de toutes les couleurs, en bois, en métal, en plastique, en bambou, fixes ou interchangeables. Ma collection s'est construite progressivement, avec l'expérience, j'ai trouvé ce qui me plaît ou déplaît en chacune.
Pour tricoter un châle en dentelle, elles me semblent presque indispensables. Bien sur, on peut utiliser des aiguilles droites, mais quand on finit l'ouvrage avec plus de 300 mailles, c'est plus compliqué, ça tire sur les poignets, bref, les circulaires, c'est mieux.
Comme on peut le voir sur l'image ci-dessus, les mailles glissent sur le câble qui joint les 2 aiguilles, et non elles ne se déforment pas. Le poids du tricot est donc sur les genoux, les mailles ne sont pas toutes serrées, moins de risque qu'elles s’échappent au bout de l'aiguille, où qu'on en tricote 2 ensemble sans faire exprès.
Dans ce cas particulier, comme j'utilise un fil fin et un peu glissant (Drops Lace, alpaga et soie), j'ai choisi des aiguilles en bambou, dont la texture retient les mailles et les empêche de glisser plus vite que je ne le voudrais.
2. les anneaux marqueurs
Un des principes de la dentelle, c'est qu'on va répéter plusieurs fois un motif, un ensemble de 6, 8, 12 mailles qui se répètent sur la largeur du tricot.
Pour éviter de se tromper, il est utile de visualiser à quel moment on débute une répétition du motif. Pour cela, il y a un truc hypeeeeeeer pratique: les anneaux marqueurs
L'anneau marqueur se glisse sur l'aiguille à l'endroit où on doit se rappeler de faire quelque chose de particulier. Des augmentations ou des diminutions, un motif particulier, le début d'une torsade, ce qu'on veut en fait. L'anneau marqueur permet donc, dans une certaine mesure, d'éviter de compter. On n'a pas besoin de compter le nombre de mailles avant d'arriver à l'endroit où on commence à compter. Bon, il va toujours falloir compter à un moment ou à un autre, mais si on n'aime pas trop compter, il n'y a pas de petite économie.
Pour la dentelle, il permet de savoir à quel endroit on doit commencer une répétition. Quand on arrive à l'anneau, on le fait simplement glisser de l'aiguille gauche à l'aiguille droite, surtout on n'essaye pas de le tricoter, l'objectif n'est pas de l'incorporer au tricot, c'est simplement un pense-bête.
Il en existe de plusieurs sortes:
des anneaux avec un truc qui pendouille
ce sont les plus décoratifs, mais pas forcément mes préférés. Il faut faire attention à où se trouve la partie qui pendouille pour qu'elle ne se prenne pas dans le tricot, du coup je les trouve moins faciles à manier.
des qui s'ouvrent (petits fermoirs de récup', épingles à nourrice, ...)
ceux là sont pratiques pour plein de choses: on peut les placer dans une maille, et les enlever ensuite. On peut les placer à un autre endroit que celui où on en est dans le tricot (par exemple, si on a repéré une erreur, pour marquer jusqu'où il faut détricoter). On peut les utiliser quand on se rend compte qu'on a perdu une maille, on l'accroche dans la maille perdue, pour qu'elle ne se détricote pas plus bas, en attendant d'arriver à l'endroit ou on va pouvoir la rattraper.
des tout simples
c'est ceux-là mes chouchous, j'en ai d'ailleurs acquis récemment des nouveaux qui me plaisent beaucoup. Ils sont jolis et faciles à utiliser. Ils existent en plusieurs tailles, plusieurs matières, ils glissent tout seuls.
des improvisés
Pour quand on n'a rien d'autre sous la main, ou qu'on utilise de très grosses aiguilles, un bout de fil (si possible d'une couleur bien différente de celle qu'on tricote), un nœud, et hop voilà. Ça peut être n'importe quoi qui puisse se glisser sur l'aiguille. un anneau de fil de fer (en faisant attention que ça n'accroche pas les mailles), une paille (pour boire) coupée en tronçons, un de ces mini élastiques dont les petites filles raffolaient il y peu, ...
L'avantage des anneaux marqueurs, c'est qu'il suffit de compter jusqu'à 8, ou 12, ou n'importe quel nombre de mailles dans la répétition. Je tricote mes 12 mailles de motif, je glisse l'anneau suivant, et je recommence à compter jusqu'à 12, etc ... Ils permettent donc de limiter le comptage. Pas besoin de compter jusqu'à 480, il suffit de compter jusqu'à 12 (40 fois).
A mes débuts, je plaçais un anneau marqueur à chaque répétition, au bout d'un moment ça fait beaucoup d'anneaux, ça ralentit le tricot car il faut les glisser à chaque fois. Maintenant, je place un anneau au début de la première répétition, à la fin de la dernière, et j'encadre la répétition du milieu (elles sont généralement par nombres impairs mais si il y en a un nombre pair, il suffit d'encadrer les 2 répétitions du milieu), ça me permet de détecter d'éventuelles erreurs avant d'arriver à la fin du rang.
D'autres accessoire peuvent être utiles, selon le modèle, selon les envies, un compte rang, un mini-crochet pour rajouter des perles, un papier-crayon pour prendre des notes, mais les aiguilles qui vont bien et les anneaux marqueurs me semblent les seuls vraiment indispensables.
Voilà pour aujourd'hui, une autre fois je vous parlerai des diagrammes, d'apprendre à lire son tricot, de comment réparer ses erreurs, de bloquer la dentelle, et d'autres choses peut-être si j'y pense.
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