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samedi 22 octobre 2016

Eparpillée

Non non, je vous rassure, éparpillée je suis mais pas "façon puzzle", c'est juste que dans le domaine fibresque, je travaille toujours sur du MÉGA TOP SECRET, et qu'on ne peut décemment pas remplir un blog de photos floues ou pixelisées (il y a de plus des limites à ma maitrise des logiciels de retouche d'images).

Donc aujourd'hui, je fais joujou avec du plastique fou. Qu'est-ce que c'est donc que ce machin là, entends-je chuchoter au fond de la classe ? Et bien je vous avoue que pas plus tard que le mois dernier, je ne savais pas non plus. Pourtant, il parait que ça existe depuis longtemps, qu'on fait faire des bricolages aux enfants avec, mais voila, moi je ne connaissais pas. Sachez donc, cher(e)s camarades d'ignorance, qu'il s'agit d'une feuille de plastique sur laquelle on peut dessiner, ensuite on découpe une forme, on la met au four, et elle rétrécit et durcit et permet ainsi de réaliser des babioles, porte-clés, etc.

Sauf que moi je ne sais pas dessiner, d'ailleurs je ne sais pas non plus décalquer, ni même colorier sans dépasser. Oui, je sais, c'est triste, mais des gens bien malins (qui ont peut-être le même problème que moi) ont inventé une machine hyper pratique qui s'appelle l'imprimante ! Et d'autres gens tout aussi providentiels ont inventé le plastique fou imprimable (j'ai trouvé le mien chez Perles & Créations, j'en ai vu ailleurs, mais c'est le seul fournisseur en France chez qui j'ai trouvé des feuilles A4, parce que je n'avais pas envie de me batailler avec les réglages de fourniture de papier de mon imprimante).


Il faut utiliser une imprimante jet d'encre, ça tombe bien, c'est ce que j'ai (le laser, ça chauffe, donc ça fait fondre le plastique dans l'imprimante et après elle fonctionne beaucoup moins bien, forcément). J'ai décidé de faire des tests avec mon joli logo (parce ce que je veux en faire en vrai, ben c'est MÉGA TOP SECRET. Ça deviendrait presque lassant, à force). Selon les instructions (multilingues, donc disponibles en français, ça tombe bien), on peut imprimer les 2 cotés de la feuille, mais j'ai fait un test avec une feuille de papier normal, et il m'a semblé que j'allais devoir galérer pour aligner correctement les 2 cotés, donc j'ai lâché l'affaire.




Donc 1ère étape, préparer mon impression. Sauf que j'avais lu plein de tutos sur internet (j'en mettrais quelques uns à la fin de l'article, si je n'oublie pas en cours de route), et que je ne me souvenais plus si il fallait inverser le motif ou non, donc, dans le doute, j'ai fait moitié moitié. J'utilise le logiciel Gimp pour bidouiller des images, parce qu'il est gratuit, open source, installé sur mon ordi depuis des lustres, et que je sais à peu prés m'en servir. Je suis loin d'en maitriser toutes les fonctionnalités, et pour certains trucs (genre ajouter un cercle autour du logo pour savoir où découper) Paint fonctionne bien aussi.



J'ai rempli ma feuille A4 de logos de tailles différentes, en laissant de la place en bas pour réaliser une règle. C'est une astuce que j'avais lu quelque part sur le net pour mesurer le degré de rétrécissement, de nombreuses sources s'accordant sur le fait que les instructions fournies avec le plastique ne sont pas toujours fiables.


Il faut aussi baisser l'intensité des couleurs, je ne sais plus trop pourquoi, mais il faut, alors j'ai fait.


ensuite j'ai donc rassemblé mon matériel, ciseaux, règle,  marqueur indélébile pour la règle à rétrécir, et perforatrice pour faire des trous (avant de cuire, parce que sinon le plastique est trop dur pour être percé sans outil plus sophistiqués que ceux dont je dispose)

Ça se voit que les ciseaux ne sont pas mes outils de prédilection ?


Comme je ne savais vraiment mais vraiment pas ce que je faisais, j'ai fais plein de tailles différentes, des trous à la perforatrice un peu n'importe comment, et j'ai même essayé de faire des tout petits trous sur les plus petits ronds (je ne vous expliquerai pas comment, ce fut un échec retentissant).

Il ne restait plus qu'à mettre tout ce joli monde au four. Là encore, un peu de préparation avant de jongler avec le trucs chauds qui sortent du four s'impose

 Une plaque à pâtisserie couverte de papier sulfurisé, lequel est lesté dans les coins par des pots de yaourt en verre, même si mon four n'est pas à chaleur tournante, si le papier vient se coller sur le plastique pendant la cuisson apparemment c'est pas une bonne idée.


Une planche à découper pour déposer les bidules en plastique chauds sortant du four, un petit chiffon en microfibre pour nettoyer le plastique avant de le mettre dans le four, c'est du plastique, ça attire toutes les poussières par électricité statique, et je pense qu'il vaut mieux éviter que les dites poussières ne s'incrustent dans l'objet fini. Une spatule pour sortir les bidules, et

Umweltverschmutzung: le seul mot dont je me souviens après plus de 7 ans d'Allemand ...
Enfin, le dictionnaire était quand même bien content de descendre un peu de son étagère.

un dictionnaire Français-Allemand pour aplatir les bidules une fois finis: sandwich planche à découper/papier sulfurisé/bidule/papier sulfurisé/dictionnaire.


Et enfin la partie rigolote



Bon, moyen les règles, un peu biscornues, mais j'avais suivi les instructions du fabricant, et je les avais posées sur la plaque froide avant de la mettre au four. Ensuite j'ai fait comme j'avais lu dans les tutos et déposé le plastique sur la plaque chaude. Mais quand même, on voit bien le riquiquitement de la chose


Allez, une petite vidéo un peu ratée: ça fonctionne beaucoup mieux avec la porte du four fermée.



Sinon, résultat des courses




J'ai aussi lu plein de trucs sur des problèmes de couleurs qui déteignaient, et sur le fait de vernir les bidules. Du coup, j'ai fait un essai: avec des "imprimés à l'envers qu'en fait il fallait pas", j'ai fait 3 groupe: un groupe témoin, un groupe pas verni, et un groupe vernis au vernis à ongle (c'est tout ce que j'avais sous la main)

Avant            Après 

Les témoins sont restés tranquillement sur la feuille, les petits riquiquis je les ai frottés sous l'eau courante froide, les plus grands je les ai plongés dans de l'eau très chaude additionnée de liquide vaisselle, et quand l'eau a un peu refroidi je les ai frottés dans l'eau savonneuse. Moi je ne vois aucune différence. Je pense que c'est lié à la spécificité du plastique fou imprimable, qui se voit assez bien quand on regarde la tranche


Ce plastique imprimable est en fait un sandwich, avec une couche de plastique entre 2 couches de on sait pas quoi traité spécialement pour absorber l'encre de l'imprimante. Car si on cherche sur internet les gens qui utilisent du plastique fou "normal" avec leur imprimante, ils conseillent de poncer la surface à imprimer car sinon l'encre n'accroche pas. Ce qui est parfaitement logique quand on y pense.

Donc si je devais faire un bilan de l'expérience, ce papier est facile à utiliser, après avoir laissé sécher l'encre une dizaine de minutes on peut le manipuler sans faire de taches ou de traces de doigts, mes formes rondes semblent bien se prêter à la réduction, sans déformation notable, reste à voir ce que ça donnera pour des formes plus compliquées (MÉGA TOP SECRET !!!). De la même façon, mes essais n'étaient pas très colorés, à voir ce que ça va donner sur du plus coloré. Une fois le four et la plaque bien chauds, la transformation prends à peine 10 secondes, c'est rapide. J'aurais pu faire de l'impression recto-verso, dans la mesure ou le papier est opaque, un léger problème d'alignement n'aurait probablement pas été visible. Aucun souci d'encre qui bave, de couleurs qui partent à l'eau (à première vue).

Mais, et il y a quand même quelques mais, je suis globalement un peu déçue. Ce revêtement spécial imprimante a un toucher un peu granuleux, pas forcément très agréable. Je m'attendais à une surface plus brillante, plus plastique. En plus le blanc jaunit un peu à la cuisson, et j'ai peur que la surface granuleuse n'accroche la poussière et les saletés (après, si c'est facilement lavable, c'est moins grave). Les tranches ne sont pas terribles, il va falloir que je vois si je peux les poncer.



Allez, juste pour le plaisir



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Le plastique fou (ou plastique dingue), idées, tutos:

http://www.lacourdespetits.com/plastique-fou-cuisson-test-astuce/
https://dansmonbocal.com/2014/07/22/tuto-comment-faire-des-bijoux-en-plastique-dingue/
http://2bricoles.over-blog.com/2016/02/j-ai-teste-le-plastique-fou-imprimable-waouhhh.html
http://www.alicebalice.com/2016/04/tests-sur-plastique-fou.html




lundi 24 août 2015

Levnadslust

Qu'est-ce que c'est donc que ça, Levnadslust ? Et bien sachez, chers lecteurs et lectrices, que cela signifie "joie de vivre" en Suédois, et que c'est un modèle de tricot que j'ai découvert, à l'occasion d'un KAL mystère, il y a 2 ans déjà (??!!??). Et que j'ai déjà tricoté 5 fois, à ce jour.






Une fois pour moi, avec un fil Hedgehog Fibres Twist Sock que mon petit frère m'avait rapporté de Dublin, et que j'aime beaucoup.



J'en ai ensuite tricoté un en alpaga teint par mes soins pour ma petite sœur, et un en laine et bambou pour mon ex-belle-sœur, mais je ne les ai pas photographiés.

Je le porte en été, principalement sur un débardeur, il protège le dos et les épaules de la fraîcheur du soir. Il peut se porter dans l'autre sens, avec la partie plus longue devant, mais je trouve qu'avec ma silhouette plus callipyge que filiforme, il est plus seyant comme ça.

Cet été, j'en ai encore tricoté 2, et même pas pour moi encore une fois.

Un pour ma Mamie (en taille M, il me restait assez de laine pour rajouter des manches)



et un pour une amie qui m'en a passé commande (je ne suis pas une forcenée des commandes, mais quand la personne m'est sympathique et que le modèle me plait, une fois de temps en temps, pourquoi pas ?)


La construction est intéressante, on commence par un montage provisoire (j'ai d'ailleurs découvert à l'occasion un montage au crochet que je ne connaissais pas, celui d'Ysolda, qui correspond bien à  ma non-maîtrise totale du crochet), on tricote 2 rectangles, on les joint en les croisant, on rabat des mailles pour l'encolure, puis on on fait des augmentations pour le V sur la nuque. Après, on joint avec le montage provisoire, puis il y a des rangs raccourcis et enfin l'espèce de papillon au milieu du dos.



Bref, on ne s'ennuie pas un instant, mais avec de la laine fine et de grosses aiguilles (fingering et aiguilles 7mm), ça va vite. J'ai réalisé le bleu en 1 week-end.

Bon, là, je vais avoir un tout petit peu de mal à le donner à sa légitime destinatrice, parce que la couleur me plait vraiment beaucoup. Beaucoup beaucoup.



Pour me consoler, je vais peut-être m'en tricoter un avec mon Polwarth bariolé. Vu que je ne vois pas bien ce que je pourrais faire d'autre avec. A moins de le tisser.








D'ailleurs, en parlant bleu, et tissage, je me suis bidouillé un joli Ojo de Dios, après avoir découvert cet art grâce à la gazette de Tricotin. Avec des restes de laine et des piques à brochettes en bois, et voilà !



Il y a des ratés, hein, c'est un premier, mais il est bleu, c'est déjà ça.




mercredi 1 avril 2015

Où je tombe des nues.

Il y a des jours comme ça. Où on se réveille de bonne heure, où on a fini la paperasse avant 10h du matin, et où en plus il fait beau ! Que demander de plus ?
Et bien, cerise sur le gâteau, aujourd'hui je découvre des trucs. Entendons nous bien, pas des trucs transcendants, qui vont changer la face du monde, des petits trucs, qui font que je me coucherai moins bête ce soir.

1. Quand j'écris un article dans le blog pour me plaindre de la pluie qui m’empêche de faire des photos, le lendemain il fait beau. Bon, sur ce coup là, je suis moyennement sûre de moi, mais sait-on jamais. 



2. Quand il fait beau et qu'il y a tout plein de jolie lumière naturelle, mon appareil photo s'obstine à mettre le flash. Va savoir.







3. J'ai filé une aurore boréale. Ça c'était une découverte du week-end dernier, mais je vous explique quand même. Le coloris de la tresse s'appelle Northern Lights. Une partie de mon cerveau savait que ça signifie aurore boréale. Mais une partie rangée dans un coin qui ne se manifestait pas beaucoup. C'est donc au moment où elle a été sur le rouet que j'ai vu que je filais une aurore boréale. Surtout sur la bobine pendant qu'elle tournait. C'est rigolo, le cerveau.


Une tresse de Northern Lights de chez Countess Ablaze, mérinos, bébé alpaga, soie tussah et bambou carbonisé. Filée en un seul singles, et retordu avec du mérinos noir uni. 
Par contre, ça confirme que je n'aime pas trop  le black diamond (bambou carbonisé) dans les mélanges, je trouve que ça fait des spots difficiles à étirer. J'aime bien le résultat, mais pas le processus.
(l'arrière plan, c'est un patchwork avec des batiks magnifiques que mon top modèle préféré est en train de quilter)



et paf, le retour de la vengeance du flash !
4. Quand on fait des échantillons de filage, on peut faire des mini-écheveaux avec tout un tas d'accessoires aisément disponibles : un bras, un livre, un dossier de chaise, voir une tablette si c'est ce qu'on a à portée de main sans se lever du canapé. Mais ce n'est pas toujours très pratique. Disons que ce n'est pas aussi pratique que le niddy noddy qui est étudié pour. Mais qui fait des écheveaux trop grands pour des petits échantillons. Il existe des mini niddy noddys especiaux pour les échantillons, mais bon, quand on n'en fait pas tous les jours, ça ne vaut pas le coup.
Sauf que si on n'utilise que 2 bras au lieu des 4 ! Mais bon sang mais c'est bien sûr ! Mini écheveaux illico presto !

4 bis. Il ne s'agit pas réellement d'une découverte, juste un truc que j'avais lu plein de fois, mais dont je ne voyais pas l’intérêt. Quand je fais une pelote à la main, je commence par enrouler le fil autour de mes doigts, ça fait comme une sorte de mini mini écheveau, puis j'enroule le fil autour de cette chose. Sauf que quand on fait ça avec des singles qui ont beaucoup de torsion (vu qu'ils sont filés pour être retordus dans le sens inverse de celui du filage), quand on arrive au début de la pelote, on se retrouve avec un joli nœud tout emmêlé. Mais si on enroule le fil autour de quelque chose, une petite pelote de restes de laine, certaines utilisent des balles de tennis, je pense que ça doit être un peu lourd, une balle de tennis, mais chacun fait de qu'il veut. Et bien quand on fait ça, adieu le joli nœud tout emmêlé ! Comme dirait Homer Simpson, 


Le résultat des découvertes 4 et 4 bis, ce sont ces mini-écheveaux tout mimis tout plein :


A partir des 5 rolags que j'avais préparé avec ma blending board, j'ai filé un fil célibataire irrégulier et légèrement feutré, un woolen 2 brins, un worsted retors navajo, et mon tout premier corespun. La photo de gauche c'est les écheveaux faits avec des livres, et celle de droite avec le demi-niddy noddy. C'est plus joli quand même.


lundi 9 mars 2015

Vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage

Bon, 3 posts en 4 jours, ne nous leurrons pas, ça ne va pas durer. Mais il faut bien le nourrir, quand même, ce bébé blog.

Donc, j'ai longtemps pensé qu'un métier à tisser, c'était ça

« Webmaschine in Tirolervolkskunstmuseum » par User:Javier Carro — Picture taken at the Tiroler Volkskunstmuseum. 
Et puis le tissage, ça ne m'attirait pas plus que ça, indépendamment du fait que je pensais qu'il fallait une pièce entière rien que pour mettre la machine.

Mais quand on explore un peu le monde merveilleux des fibres, on découvre des tas de choses. Notamment que nul n'est besoin d'investir dans une machine géante pour tisser. Du carton, des épingles, une fourchette, une aiguille à laine, et le tour est joué.


Là j'ai utilisé une règle pour planter les épingles tous les 5mm. La laine est une de mes premières expériences de teinture, une sport (2,5-3mm) pure laine de chez Alysse Créations.
J'ai utilisé une aiguille à laine toute bête, mais depuis j'ai trouvé en mercerie des aiguilles à trapunto qui font 15 cm et qui permettent de tisser d'un seul coup toute la longueur du carré.

L'inconvénient du carton, c'est que ça ne "retient" pas bien les épingles, donc si on a tissé serré (hum hum, il parait que c'est un problème de débutant ...) et qu'il faut les retirer pour sortir le carré, et qu'on veut les remettre dans les même trous, elles bougent.

J'ai donc testé le dessous de plat en liège de chez Ikea ça fonctionne bien mieux. Ça tient bien en main, c'est plus maniable que la boite en carton. Et on peut enlever et replanter les aiguilles sans problème.

là c'est un reste de fingering, du Falkland teint et filé à la main

Et puis j'ai découvert le principe du pin loom. C'est un petit métier carré, qu'on peut aisément bricoler soi même, si on n'est pas comme moi incapable de planter un clou droit. Le "truc", c'est que l'emplacement des clous permet, avec une seule longueur de fil, de passer une couche de fil de trame, puis une couche de fil de chaîne, puis une 2ème couche de fil de trame, et ensuite avec l'aiguille on tisse juste un fil de chaîne sur 2. Ce n'est pas forcément très clair, dit comme ça, quand on regarde cette vidéo c'est plus compréhensible.

J'ai donc, faute de savoir planter des clous, fait l'acquisition d'un Zoom Loom. C'est très amusant à utiliser, surtout avec des laines auto-rayantes qui donnent un aspect proche du tissus écossais.  La seule partie un peu douloureuse pour une tricoteuse, c'est de couper le fil. En tricot, couper le fil ça veut dire rentrer des fils. J'aime pas rentrer les fils. Mais en filage, on ne peut pas faire autrement. C'est un pli à prendre.



Et qu'est-ce qu'on fait, une fois qu'on a tissé un carré ? Pourquoi pas une petite écharpe ? 36 carrés tissés en MadelineTosh Tosh Merino Light et assemblés au crochet. Le crochet et moi, on n'est pas encore copain copain, mais ça va venir !



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ressources (en anglais mais avec des images): 
sur les pin-looms :
Pour le tissage sur carton : 

samedi 7 mars 2015

Appelez moi MacGyver !

Le week-end dernier, il faisait un temps de chien. Or je m'étais mis en tête de me bricoler un fuseau. Certes, j'en ai déjà 2. Qui fonctionnent très bien. De plus, il était hors de question de prendre la voiture sous la pluie pour aller chercher du matériel pour en bricoler un.  Et puis j'avais envie d'essayer un fuseau turc. Mais je n'avais ni baguettes ni bâtons de glace, ni perceuse sous la main (ou plutôt pas les compétences pour utiliser la perceuse).

Quand soudain, tadaaaaaaa


Mais bon sang mais c'est bien sûr, j'ai des aiguilles double pointe (ce sont des 3mm en métal toutes bêtes. J'ai essayé avec des bambous mais elles étaient trop légères) ! et des élastiques de cuisine ! (ça doit fonctionner aussi avec des petits élastiques à cheveux, ou de ces élastiques à bracelets qui étaient partout l'été dernier et seront surement ringards l'été prochain).
Il suffit de les assembler 2 par 2 avec des élastiques à chaque extrémité, puis de les placer en croix et de glisser la 5ème aiguille au milieu. La souplesse des aiguilles est juste suffisante pour maintenir l'axe en place, il ne glisse pas sans permission, mais il se retire facilement pour enlever la pelote.
J'avais un peu peur d'avoir du mal à filer suspendu sans crochet, mais grâce à cette vidéo de Abby Franquemont, j'ai réussi du premier coup !

J'ai eu un peu plus de mal à trouver comment faire une jolie pelote. Le principe, c'est que quand on enroule le fil, on passe par dessus 2 branches, sous 1, sur 2, sous 1, etc ...
Pour que ça soit tout joli comme ça


il faut croiser d'abord au plus prés de l'axe vertical, et ensuite, à chaque passage, placer le fil le plus prés possible du précédent en allant vers l'extérieur de la pelote. Là par exemple, le dernier fil qu'on voit devrait être plus proche de ses petits copains. Quand le fil arrive contre les branches, on recommence au début. Je n'ai pas trouvé de vidéo qui montre ça clairement, mais finalement j'y suis arrivé.

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Pour infos sur comment débuter en filage, Mam'zelle Flo a fait un super article